vendredi 6 janvier 2012

Double sens


Étrange parfois comment les situations se démarquent par l'évolution de notre être et du temps qui se propulse de l'avant.
En novembre et décembre je craignais le pire avec le temps qui me manquait pour poursuivre le fil sans le briser. Avec le temps des fêtes j'ai dû relativiser pour ne pas mourir d'une angine et ainsi j'ai pu contrôler la dimension qui me torturait les méninges et d'y aller comme ce temps me le permettait. Passant des jours à ne plus m'exprimer dans cet écrit qui me démarque personnellement.
Et là, en relisant le tout début de mes écrits. Je me suis aperçue combien j'aimais ce texte qui osait vous offrir un désir charnel alors que le reste n'exprimait que des impressions personnelles devant les conséquences humaines aux nouvelles du jour.


Je ne peux résister au désir de me risquer encore à me dénuder l'esprit pour vous faire jouir comme vous le désirez. Qu'importe si ce seront mes mots simples qui s'afficheront l'un à la suite de l'autre tel une main qui du cou descend plus bas avec une intension profonde de vous exciter. Ou encore en me jouant de vous par mes calembours qui feront frémir ce qui vous tient de sexualité en mouillant ou grossissant l'ampleur de votre perversité qui se déploie en ne résistant pas à jeter un regard autour de vous pour remarquer si des yeux inconnus pouvaient reconnaitre votre concupiscence et exploser avec vous avant de reprendre contenance et afficher faussement un air d'indifférence.
Je le sens pourtant ce feu qui vous consume. Qui désire ardemment se suffir et se prendre en main pour s'offrir en public sans être démasquer de tant d'audace qui vous projette dans le risque et le plaisir encore plus intense que jamais.
Vous le sentez là,  qui vous écarte doucement et qui vous retient à la fois craignant malgré tout le regard d'autrui tout en le désirant au plus profond de vous même tel l'aimant qui appel son amant par la force magnétique qui l'expose ouvertement à son propre désir.
Pourtant, vous vous retenez. Si ce n'est que ce bout de doigt qui se glisse lentement dans votre bouche suscitant une réaction frémissante et muette de votre part. C'est cela le pouvoir des mots. Le pouvoir de vous faire réagir sans que rien de vrai ne se produise.
Ceux-ci provoquent le désir. Alors que d'autres l'indignation, la colère, le rire, la peur, la joie, l'amour... et j'en passe. Mais ici, ce sont vos sens sensuels qui se sont éveillés. Vous faisant réaliser la fragilité de la perception par les mots qui vous offrent des maux aussi magnifiques qu'effrayants.
Écartez vous avant qu'il ne soit trop tard.
Et cette phrase vous pourrez autant la prendre dans le sens que vous le désirez.  Et votre bouche s'ouvrira pour exprimer la réaction qu'elle engendrera. Mais vous, allez vous la fuir ou la laisser s'assouvir comme votre inconscient le désir ?
Mais... Que veut-il au juste votre inconscient ? Fuir ou s'assouvir ?
Voilà, que je sème le doute dans votre esprit. Ce doute qui vous chatouille, vous démange entre l'envie et la rigidité. Et là j'éclate de rire. Parce que moi-même je me prends à mon propre piège.
La rigidité. Elle-même à son double sens. Comme quoi, en tout on peut y trouver ce que nous désirons dans la profondeur de notre chaleur intérieur.
La vieille grosse laide qui vous enflamme


Je vous laisse. Je me dois maintenant d'aller réagir plus adéquatement dans l'unité familiale qui m'appelle.
Toutefois, dans mon esprit la perturbation demeure. Et là où je me distingue d'un mâle, l'humidité abonde. Mais encore là.... Cette humidité peut être fortement autre que celle que vous pensez.
C'est cela le propre de l'interprétation personnelle.
Explorez-vous bien et sur ce, je vous tire la langue. À vous de prétendre si elle vous taquine ou vous invite malicieusement à une toute autre pensée que je n'étalerai aucunement en cet instant.
Le devoir n'a rien de jouissif. Même fait avec humour.
Krikri Ma Puce
(C.Labrèche)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Remarque : Seuls les membres de ce blogue sont autorisés à publier des commentaires.