mercredi 14 décembre 2011

Un héros au courage contagieux


Chen Guangcheng ! Ce nom vous dit quelque Chose ?
En tous les cas moi, depuis que j'ai vu hier soir en fin de soirée le reportage à la télévision, sur cet homme, j'avoue  sincèrement avoir été choquée et scandalisée. Alors oui j'étais en colère. Une colère muette tant que j'étais perturbée.
Tellement inadmissible une telle répression.

De cet homme on pourrait presque dire, les Tribulations d'un chinois en Chine, tant que celui-ci, avocat autodidacte, parce que vu son infirmité il n'a pas le droit aux grandes études, est devenu un héros mondial par sa dénonciation du traitement odieux fait aux femmes enceintes dans son pays et qu'il a été emprisonné pour ces raisons et que maintenant, il vit séquestré dans sa propre demeure.
Sous surveillance policière, dépourvue de jugement humain.
Dépourvue de vie tout court. Oui!
Ces femmes, qui ne peuvent avoir plus d'un enfant dans une Chine où la démographie est plus de 500 millions d'habitants c'est énorme c'est vrai. Par contre, ceci n'est pas une raison pour maltraiter des femmes portant l'amour dans leur corps et que l'on assassine l'âme et le coeur sans plus d'intérêt que de tuer un chien ou un chat.
Chen Guangcheng  malgré sa cécité, est un homme au coeur perturbé par la manière dont les chinois gouvernementaux agissent envers leurs femmes qui son génératrice de leur population. Masculine qu'il préfèrerait  assurément, pour conquérir un pouvoir absolu.
C'est monstrueusement, anti-démocratique de forcer les femmes à se stériliser ou pire, de les mutiler telle de la viande immonde, en leur soutirant leur progéniture presqu'à terme. C'est barbare.
Même communiste, ceci n'autorise pas de telles actions. Point à la ligne.
Déchiqueter l'avenir pour des raisons démographiques c'est démagogique. C’est s’immerger d’être première dans un comportement despotique. Un ne peut forcer l’humain à aller contre sa propre notion. On le tu. Le détruit. L’asservi.
On ne tu pas l'avenir de cette manière.
Si l'avortement est un droit humain de la femme qui porte son foetus,  à l'astreindre à commettre ce qu'elle ne conçoit pas dans son âme, c'est aussi tuer la femme. On ne peut pas ordonner l'avortement pour des raisons aussi lamentables.  Ce n'est pas une simple chirurgie esthétiquement correcte où l'on se débarrasse d'un kyste qui dérange l'état.
Certes, je suis pour le libre choix en avortement. Chacune des femmes qui vie une telle situation, a des raisons qui l'incitent à agir ainsi. Mais qu'un État impose cet horreur, c'est une autocratie discriminatoire.
Une tuerie au génocide dissimulé dans une barbarie masquée avec de belles paroles et de faux sourires de circonstances, parfumée de mensonges de polichinelles, reste une tuerie. Ce gouvernement n'est plus qu'un tortionnaire falsifiant la vérité aux paroles froides et calculatrices de son pouvoir aux effluves d'immondices.
Je souligne ma fierté et mon accord à un quelconque recours ou manifestation pour dévoiler cette manipulation d'un pouvoir en manque de sensibilité envers celles qui les mettent au monde et de cet homme qui par son courage extrême, dénonce l'absurde de son pays.
Il a tout de même une limite à tout dans ce lieu pervers aux moeurs d'assassins dévergondés à la cravate rigide et dépourvu d'humanisme. Ce ne sont pas des hommes, mais des Humanoïdes.
La vieille grosse laide outrageusement découragée

Il est incroyable que de tels actes soient commis dans l'improbation d'un peuple qui semble sans âme et sans notion de véritable justice pour ceux qui sont leurs citoyens.
En arrivé à une telle bassesse d'hommes au pouvoir, je me dis qu'il ne fait pas bon vivre dans un pays où la populasse ordinaire n'a aucun recours pour se rendre justice. Si ce n'est que de commettre l'irréparable.
Je salue la bravoure de cet homme. Et j'espère de tout coeur, qu'il sera libéré, qu'il vivra une vie normale. Dans l'espoir surtout, que l'on respecte la femme dans l'état d'enfantement en ne lui imposant pas une destruction massive rendant en mille morceaux le fruit de ses entrailles comme de la pâtée pour chat.
Franchement terrorisant!

Krikri Ma Puce
(C.Labrèche)

À défaut de...


Au cœur immolé de la fin d’une froidure automnale flotte la tristesse du temps gris qui sévit dans la ville en attente de la blanche beauté de l’hivernale saison.
Notre nez collé à la fenêtre froide on sent en nous la fébrilité de ce feu qui brûle devant les larmes glacées qu’abandonne le ciel à défaut de ces voltiges féériques des cristaux légers au goût d’hiver.

Nous sommes Mercredi, le 14 décembre, à 10 jours de la veille de Noël. Ce n’est pas que nous aimions forcément nous courbaturer l’échine et ni s’arracher la tuque quand le banc d’accumulation de l’aide municipale s’ajoute à se déblayement traditionnelle d’un épais tapis de blanc qui s’alourdi. Mais un Noël sans cette couverture duveteuse, c’est comme un anniversaire sans chandelles.
Pas nécessaire, mais combien magique dans son ensemble.
Et un hiver sans lui, les enfants s’ennuient à profusion. Comptant les heures, les jours sur leur calendrier fictif,  tournant en rond dans cette grisaille sans couleur.
La patience se perd par l’amplitude de l’exaspération de tous dans l’espoir que Noël, ne sera pas sur ce fade tapis gris aux reflets de glaces dangereusement noires et aux nids de poules qui se surnombre à défaut de cette protection qui amoindrie les soubresauts.
À défaut de la blancheur immaculée qui tapisse le sol aux heures d’un véritable hiver d’un nord digne de ce nom on se prélasse à l’imaginer encore plus belle que dans nos enfantins souvenirs.
Je regarde comme tous, cette froide tristesse, de mon regard qui soupire de nostalgie. Pataugeant d’impatience à cette envergure qui s’accroit au fil du tricot météorologique, soulevant les épaules d’un débonnaire abattement.
 Soupirant alors une autre fois avant de reprendre courage pour croire comme les enfants que les flocons arriverons bientôt en laissant leurs traces sur une joue enfantine, un autre sur une épaule au manteau féminin, ou bien encore, sur une tignasse et aussi sur une mitaine tendue vers le ciel s’apprêtant à le recevoir pour le goûter avant qu’il ne disparaisse en liquide incolore.
Offrant le plus adorable des plaisirs tant espéré.
Celui de la redécouverte des plaisirs hivernaux.
Je prierai dans mon cœur que cette fête de Jésus et de Noël nage en pleine effervescence à l’image bucolique d’un blanc Noël que nous nous souviendront aussi longtemps que nous le permettra la vie.
Je désire ardemment que la tristesse s’envole, que la joie brille dans tous les regards. Que le plaisir de vivre ce moment d’extase enfantine s’anime dans toutes les âmes qui savent aimer cette beauté blanche.
Je vais aller laisser dormir cette amorphe lassitude. La camouflant sous les couvertures tièdes pour les réchauffer de mes rêves. Allumant au cœur même de cette froidure, la luminosité de ce blanc intense.
Oui, je vais aller me fondre dans le décor de mes espérances, à défaut de partager dans la réalité la beauté immaculée des abondants flocons. Qui dansent dans l’air refroidie du temps magique de mon imagination bouillonnante de flocons aux multiples facettes.
Oui, à défaut de la voir se matérialiser, je vais la rêver.
Je vais saupoudrer dans les âmes en attentes le sel fertile des songes floconneux tout en priant fortement que cette tristesse glacée qui tombe nous glaçant d’humidité s’évapore au profit du lourd tapis blanc encore vierge de traces de toutes formes rêveusement imaginables.
La vieille grosse laide qui rêve à un Noël blanc.

C’est ainsi que mon regard se ferme, souriant tendrement à l’image proposée de l’idée émerveillée pour m’endormir doucement sous la chaleur tempérée de mon lit bien réconfortant, effaçant l’infâme et cruelle réalité grise d’une neige qui tarde à nous éblouir de sa luminance beauté.
Krikri Ma Puce
(C.Labrèche)

mardi 13 décembre 2011

La course pour le meilleur


Plus tôt dans ce récit du calcul mental de mes points sensibles,  je parlais de la performance comme mal profond de notre société moderne qui n'a que ça comme critère pour employer une personne.
Plus tu en fais et que tu réponds aux exigences, plus tu auras de possibilités d'être accepté. Logique! Allez-vous me dire. Mais…  à quel détriment ?
Là je ne parle pas de connaissance, comme être bilingue dans un univers où deux langues, voire trois pour ne pas dire trilingue ou polyglotte se chevauchent et sont une nécessité autant chez l'anglophone de souche que le francophone pour répondre aux gens qui font affaires avec le lieu où vous postulez et des services internationales.

Non! Là je parle de la folie incisive qui se démarque dans les comportements, en insistant sans relâche sur les compétences et la vitesse de renvois d'une exigence qui  n'est pas pour dans quelques jours, mais pour  hier. Sans aucun délai, sinon… La porte!
Dehors. Sans autre façon.
Tel un dossier que l'on vous exige, sans douceur,  dans une voix qui ne demande aucun refus et d'une intense nervosité vous proclamant que cela doit être au plus tôt et au diable la somme du travail que cela vous prendra, au diable la fatigue et au diable tout le reste, même si c'était un concert chèrement payé, parce que le PATRON vous l'exige illico sans dommage et sans répit.
Parce que cela fait parti de votre soi disant contrat.
Ainsi, de plus en plus de personnes ressentent le stress devant le travail à accomplir.
À savoir s'ils seraient à la hauteur, s'ils ne perdraient pas leur travail pour arriver quelque peu en retard à l’échéancier exigé ou de ne pas répondre correctement à des  informations mal interprétées.
Ce qui causerait une faute qui maintenant n'est plus comme un manque d'expérience qui s'acquière avec le temps mais qui est un absolu malgré vos débuts dans un univers ou la folie que TOUT soit parfait à l'urgence de chaque instant qui devient un merdier incontournable.
Ce qui cause des maux chez un grand nombre de personnes plus sensibles que d’autres aux comportements robotiques que conviviaux. Comme si notre ère était dépourvu de compréhension et de patience parce que partout c'est pareil. Parce que la course au meilleur est en instante ébullition que l'on ne peut plus se permettre de perdre notre chance pour devenir inférieur à l'exigence attendue.
Sauf que cela cause des problèmes de santé de plus en plus perceptibles et graves. Névroses, inquiétudes extrêmes, dépressions, crises d'angoisses, et je ne fais que nommer ceux-ci, en omettant pas toutefois les problèmes vasculaires.
On presse le citron trop fort à mon sens. Exigent trop des individus aux risques de rendre cette société plus malade qu'avant. Engendrant des frais médicaux de plus en plus élevés.
La roue tourne et tourne, si vite, que bientôt, faire le chemin inverse sera surement un leurre. Une notion qui sera un moment opportun de raté.
Exiger le mieux dans tous les domaines, et plus que le mieux, bien on engendre une société névrotique qui risque de s'écrouler avant même d'être classé de vieux. Juste parce que la machine, la patate, à lâché parce qu'elle, elle s'en fout des prés requis du cerveau pragmatique de l'humain sans coeur qui ne pense qu'à son profit.
Ce n'est pas pour rien que nombreuses personnes se retrouvent à la maison, agonisant de leurs pouvoirs déchus, se déclarant bon à rien par une société trop peu à l'écoute du besoin de ceux qui répondent à l'appel.
Vient alors des court-circuités en marge de la performance et qui dans son coin, s'amoindrissent davantage, pensant au suicide pour en finir de cette sensation déshonorante  d'être un bon à rien.
Et pourtant, même le directeur exigent ne pourra pas retenir le fléau de l'attraper entre ses griffes. Lui aussi un jour, il paiera l’énorme facture, d’un déficit d’humains pour faire un travail d’importance capital, mais que là, plus personne ne pourra répondre à l’appel.
Qu’adviendra-t-il alors des malades ? Des docteurs aux soins intensifs, ça fait plus que peur.
C’est terrifiant.
Maladie sur maladie qui se déclare l'une à la suite de l'autre. Devenant quasi impotent parce que devant ceux qui courent, qui grimpent plus vite qu'il ne le faudrait l'échelle froide de la performance maladive, se croiront inférieur.
Alors qu'en vérité, ce n'est que le corps qui n'en puis plus. Et pire, c'est le mental qui décroche.
Qui demande grâce.
Qui demande du répit dans cette folie meurtrière d'âme à devenir une machine sans besoin.
Sincèrement, c'est une bonne chose quand le corps s'écroule. Quand l'âme s'affaisse. Parce que ce n'est que là, dans la surcharge de l’exigence de notre vie excessive, que nous réalisons qu'enfin de compte, on avait perdu le plaisir de respirer profondément sa vie et que nous avions perdu la joie de la vivre  pleinement, comme ceux qui ont l'air d'être paresseux et qui savent prendre le temps, de vivre tout simplement.
Pourquoi désirer davantage quand l'être en demande pas autant ? Pourquoi brimer notre santé physique et mentale, quand le plus simple est de savoir juste apprécier prendre le temps et de vivre plus sainement ?
Après tout, la simplicité volontaire c'est simplement apprendre à mieux vivre avec moins ou mieux que cela. Sans posséder à tout prix tous ce qui est de dernier cri. Mais assumer ces vieilleries et les apprécier parce qu'après tout, cela démontre que vous ne faites pas partis de ceux qui surconsomment juste pour paraitre à la mode et qui ne tombe pas en ruine pour acquit de possession.
Bref, quand la société comprendra que le mieux être n'est pas vers la course à la performance qui exige plus que l'être peut faire, bien surement que là, nous découvrirons le juste potentiel de notre soi et que nous pourrons alors,  comme jadis, apprécier l'équilibre de notre vie et de nos acquis, sans que cela soit le dernier modèle de tous articles vendus en magasin.
La vieille grosse laide qui prend ça relaxe

J'aime bien mon vieux divan. Même un peu éraflé. Il me laisse vivre à ma convenance, sans peur de le voir salir ou pire brimer d'un trou qui occasionnera une rage sans fondement. Ou encore, regarder encore la télévision dans un vieil appareil. Juste parce qu'il fonctionne encore. Malgré l'envie de posséder un téléviseur à écran plat.
Mais cela coûte tellement cher. En plus de cela, il faut ajouter tous les excédants qui viennent avec ce nouvel appareil. Alors, on sourit, et on se dit, pas grave, c'est la vie. Je suis tout de même heureuse d’être dans mon pays qui se saigne à blanc au lieu du rouge qui rigole sur la face du monde.
Krikri Ma Puce
(C.Labrèche)

Sur consommation!


La consommation qui bouffe tout!
Voilà bien un titre qui avale tout en une ligne.
En ce mardi 13 décembre de la fin de l’année qui s’aventure bien à ses dernières limites, ce matin même, une connaissance sur Google+ demandait sur son statut, quel titre donner à son livre. Lisant le genre de contenu qu'aurait ce bouquin, ce titre ‘’ La consommation qui bouffe tout’’ m'est venu à l'esprit avec une remarque qui l'accompagnait.
‘’ La consommation bouffe notre intelligence, notre simplicité et j'en passe.’’ D’un rien mon esprit s’est enflammé à l’odeur de ma fumiste imagination plus que fertile.

 Sauf que là je désire agrandir l'étendu de ma petite pensée qui se métamorphose dans mon esprit en plusieurs images aussi absurdes les unes que les autres. Je ne peux me tenir en laisse, sagement assise sans tourner autour de ma surabondance imagination abusive de dérisions.
Et voilà, ce qui explose en images  dans ma tête, superposant l’absurde à la triste réalité métaphorique.
Un téléphone portable qui avale son maitre à force d'être toujours connecté sur son iPhone et autres articles de ce genre, rejetant délibérément ceux qui l'entoure ayant le malheur d'être en chair et en os. Et non, être un magnifique objet aux effluves de plastique et truffé de sms aux fautes inédites des bons écriveurs de ce siècle.
Ensuite, j’imagine aisément une jeune femme à la poitrine splendide possédant comme bas du corps deux superbes jambes et un fessier super sexy sans culotte de cheval,  mais une mine d’enfer sur la tronche.
Car, non satisfaite de son apparence. Ô malheur! Elle Porte à bout de bras, une pancarte aux couleurs contrastantes, une dénonciation,  manifestant tendancieusement, sur un droit fondamental d'acquérir des chairs plus généreuses, non pas le volume mammaire, ce qui est déjà fait, mais des rondeurs aux deux miches qui lui font indignement office de postérieur, trop petit parait-il pour l'avantager. Rageant parce que la société ne lui paye pas ce service essentiel à son parfait équilibre mentale.
Son apparence, étant un atout fondamental pour sa réussite de carriériste. Ce volume, nuisant à son désir de monter les échelons bureaucratique.
Tout cela pour dire, que l'abus devient un crédo.
Que le moindrement que nous ne sommes pas à la fine pointe des acquis de consommations, nous sommes ringards comme le disent les français. Complètement dépassés et sans égard pour notre jeunesse opprimée qui déclament sans efforts ne pas posséder ce qu’il faut pour évoluer dignement.
Enfin, une marge. Sauf, que cela est trop flagrant pour ne pas s’inquiéter.
Alors qu'en vérité, tout ce que cela provoque, est un inconstant manque de satisfaction de notre acquit sans crédit. Une éternelle sensation de n'être pas à la hauteur et aussi, de passer pour un cruel avar parce que nous désirons accorder un peu moins d'importance à la surcharge de consommation.
Être simple est devenu être simple d'esprit
Être sélectif dans nos dépenses est devenu être avar et en manque d'amour pour ceux que l'on dit aimer.
Mais je suis convaincue, que l'excès en possession, est surtout un besoin culminant de payer sa culpabilité de ne plus être aussi présent et attentif envers la progéniture que nous enfermons dans un endroit qui n'est pas le leur et que nous les laissons au bons soins de ceux qui le feront à notre place. Pendant que nous allons perdre patience et énergie dans un bureau ou une usine pour joindre les deux bouts pour payer le surplus inutiles à une famille que nous disons aimer mais donc en dedans on ressent l'abandon.
On préfère acheter notre culpabilité que d'être à l'écoute de notre véritable besoin en se passant de ces excès qui nous semble utile parce que les médias et la publicité nous en font vomir à force d'en montrer et d'en déballer les bienfaits dans toutes les plateformes imaginables.
Parfois je me demande qui est plus atteint d'une maladie mentale qu'une autre personne, quand je vois cette folie de l'acquisition comme si c'était le paraitre qui avait le dessus sur le bien être intérieur?
Bref, pour moi le choix est clair. Je vis très bien sans cellulaire. Sans tous ces acquits de derniers cris, même si parfois je suis désabusée de voir comment tout cela va vite et que tout ce qui était très bon voici  deux ans, est devenu dinosaure depuis.
Alors que l'argent ne pousse pas dans les arbres et que je n'ai pas besoin de tous ce qui se vend sur le marché pour être au sommet de ma paix intérieur.
Je suis étourdie de tout cela.
Même à m'écrouler de rire à force de perdre la tête de temps de démesure dans cette anarchie technologique qui nous gouverne sans vouloir admettre la faille sérieuse qui en découle.
Une vieille grosse laide dépourvue des derniers acquits.


Acclamant de ses hauts talons le bruit absurde et infernal d’un … « Regardez-moi comme je suis intelligent, avancé et à l’écoute de la jeunesse qui s’oublie dans la doublure de l’anonymat et la tromperie de l’anarchie nouvelle vague au service de la technologie. »
Elle vous vole votre emploi à cœur de jour. Vous réduisant à la médisance et la frustration en jouant de ses faux plaisirs comme si c’était le seul moyen d’oublier et de sans sortir.
Sa renommée vous tourne la tête, vous saoule de plaisir, fermant alors les yeux sur la réalité. Qu’elle va trop vite pour assouvir comme jadis, le plaisir de la posséder. Jamais rassasié, jamais satisfait, toujours en vouloir davantage.
Je plains ceux qui suivent cette surconsommation. Mais ce n’est pas ma vie je m’arrête ici pour vous laisser le loisir de m’invectiver étant je présume trop archaïque pour comprendre ce besoin intense de tout posséder avant même de vivre l’immense plaisir de rêver de l’acquérir.
Krikri Ma Puce
(C.Labrèche)

lundi 12 décembre 2011

Un Tabou! Vraiment ?


La religion, une affaire d’églises ? De temple ?

Vraiment ? À ce qu’il semble, oui.

On en est rendu là!

À avoir été trop sévère, rendant la femme un objet au service de l’homme et un outil d’enfantement sans égard pour la personne, ces dernières on profité de la première et seconde guerre mondiale pour bannir la religion de leur vie.

Pour offrir un autre sens à celle-ci devenant tributaire et procréatrice de leur avenir et non plus sous la gouvernance religieuse qui était de mise jusqu’àlors.

Le carcan fissuré, elles ont pris à bras le corps la liberté qui frappait fort au détriment de ceux qui perdaient la leur pour aller combattre un ennemi inconnu mais destructeur d’humanité.
Les rôles étant alors inversés, les femmes ont su réagir.




À cette époque, j’en aurais fait tout autant.

Car, entre le choix de choisir sa manière de vivre et l’imposition canonique d’une machine à fabriquer des bébés, je me serais révoltée tout autant. Trop marginale pour accepter une telle dictature.

Juste à regarder ailleurs dans le monde, le combat des femmes musulmanes dans les pays arabes, démontre combien nous avons évoluées en tant que créature féminine dans nos pays occidentalisés.

Certes, il y a encore des batailles à gagner, mais comparer à ces femmes, nous pouvons dire, que les premières battantes n’ont pas agis illusoirement.

Juste penser à ma tite maman, qui fraichement sortie du couvent, là où on ne parlait pas du comment les bébés venaient au monde, où on racontait que les menstruations étaient l’impureté féminine voulant nous rappeler éternellement la pénitence que Dieu donna à Eve pour avoir désobéit à son injonction. Que sans cette fameuse connaissance du péché, elle devint une prostituée parce qu’elle se trouvait en balloune (enceinte) comme on disait et qu’elle avait commis le péché de la chair.

La fornication étant un des éléments de la luxure.

Beau constat de charité chrétienne n’est-ce pas ?

Surtout que les femmes à l’époque, ne parlaient pas de sexualité. Ou si peu. Et maman, n’ayant pas eut de mère pour lui expliquer ce qu’était la physiologie de la femme pour avoir vécu au couvent toute son enfance, se retrouve rejetée par la société, pointée du doigt étant une fille de mauvaise vie et HO! Quel drame quand elle décida de garder l’enfant qu’elle portait au lieu de le donner en adoption quand elle accoucha de la petite créature que je fus ?

Qu’elle était damnée pour avoir osé écouter son cœur au lieu de cette logique froide et sans remords que tentait de lui infliger les sœurs, disant qu’elle faisait honte à Dieu. Honte à sa famille. Quelle était le diable en personne.

Que je suis fière d’elle d’avoir bravé l’adversaire religieux de l’époque.
 Ne condamnant que la femme des péchés perpétrés. Pourtant, elles étaient rares à connaitre le sens véritable de l’union de deux corps avant d’avoir succombé aux charmes dévastateurs des beaux parleurs.

Ce que fut surement mon père biologique pour ne pas avoir agit en conséquence des risques dans cet acte hors mariage.

Ou cela était bien après le dit mariage, qui souvent était guerre plus glorieux. Commettant l’acte que par devoir de procréer. Ainsi sermonnait-on les couples. Opprimant le dit plaisir dans l’acte sexuel. Le rendant laid ou odieux, par des hommes pervers sans contrition de leurs attitudes bestiales prenant la femme comme un jouet personnel.

Que le miroir se ressemble d’une époque à une autre. D’un peuple à un autre malgré la différence visuelle.

Et aujourd’hui, ce sont les femmes des pays arabes qui revendiquent de plus en plus la parole pour dénoncer l’offense faite en leur endroit. En les vendant aux hommes comme des poupées du sexe. Où elles sont souvent battues, violées, rejetées, méprisées et voire, lapidées et tuées.

Heureusement, avec l’ascension de la technologie, dans ces pays, l’expression devient une arme plus dangereuse que ne le sont les armes archaïques.

Elles dénoncent!

Elles revendiquent le droit à la liberté et pour l’égalité des sexes.  Désirant ardemment récuser les guerres de pouvoirs tributaires pour un gouvernement avec des vraies lois et des protections humanitaires et non plus diminuer la femme la rendant pire qu’un rat que l’on écrase du pied.

Un certain Sami Mahdi va jusqu’à donner la parole aux femmes pour qu’elles dénoncent ouvertement leur vécu devant caméra, cachées derrière un masque qui signifie d’une part, le burqa obligatoire (reflétant l’ignominie fête aux femme par ce vêtement informe) dans certains pays et d’autre part, l’innocence de celles-ci devant le pouvoir odieux des hommes qui n’ont aucune âme et d’amour envers leurs progénitures féminines. N’étant pour ces hommes fourbes, qu’un moyen de faire de l’argent.

Disant clairement à leurs progénitures masculines, que les femmes ne sont là que pour leur bon plaisir. Qu’elles peuvent être abusées, parce qu’elles ne valent rien et qu’elles n’ont aucun droit. Donc, vendues aux plus offrants dans des enchères clandestines pour mieux se renflouer des dépenses occasionnées pour avoir nourri un corps féminin.

J’applaudis le courage et l’audace de ces hommes qui dénoncent le comportement bestiaux des hommes anciens et qui donnent la parole aux  femmes qui sortent du silence et de l’isolement.

Et je suis émue du courage exemplaire de ces femmes qui osent dénoncer l’opprobre dont elles sont victimes. Parce que n’étant pas aimer comme il se doit, elles sont devenues injustement et involontairement  d’elles, des parias que le regard des gens méprise sans fondements.

Alors parler de religion de nos jours, c’est comme si on désirait intentionnellement s’immoler en perdant notre bon sens. Notre belle logique quoi!

‘’Tu ne vas pas aller te mettre la tête dans la gueule du lion non ?’’

 Voilà une pensée propre qui nous passera par la pensine en voyant quelques personnes assez jeunes se rendre à l’église ou au temple. Comme si faire acte de foi était dépourvu d’intelligence.

C’est cela qu’a provoqué la suprématie de la religion à cette époque où les gens étaient opprimés par elle. Séquestrés dans leur vie par des répressions sans fin qui les retenaient d’écouter leur cœur par la peur malsaine d’aller directement en enfer.

On reniait les bons gestes en condamnant une petite faute devenue le drame d’une vie.

On ne pardonnait pas, parce que sinon, on devenait la risée de toute une ville, un pays.

On ne soutenait pas, on réprimait, séquestrant l’être pour mieux acquérir de l’honneur à défaut de l’amour et de la compassion à offrir à ceux que nous rejetions sans honte.

Pourtant, il faut sortir de cette paranoïa. Il faut laisser le droit à la prière aux gens qui en on le besoin. Ce n’est pas un mal. Ce qui l’est c’est d’en faire une prison, un devoir, un honneur sans amour.

Je lisais dans un blogue, une idée qui m’était passé par la tête sans parvenir à clairement l’identifier.

Que la religion était devenue un TABOU.

Ce mot fut une illumination.

Comme si nous devions avoir honte de prier. De croire en un Dieu et de désirer le remercier de ses bienfaits.

Osez dire que vous vous rendez à l’église ou au temple en dehors des baptêmes et mariages, que vous faites des pèlerinages à quelques occasions et vous verrez le regard des gens se transformer en craintes et en incertitudes. Percevant alors une bête fanatique d’une religion extrême qui risque de déployer ses armes fatales si on n’approuvait pas illico SA dévotion, ne voyant plus la personne que vous étiez avant d’en parler.

Personnellement, je ne suis pas une fervente pratiquante.

Je ne me mets même pas à genoux pour prier. D’autant plus que j’ai très mal aux genoux, (est-ce à cause d’avoir monter à deux reprises des escaliers sur les genoux, lors de deux pèlerinages ? Voyant votre acquiescement à cette interrogation et un brin de moquerie aux coins de vos lèvres. À tort ? Je vous souris avec amusement. )

Et, je ne vais pas souvent à l’église. J’y vais quand le cœur me le dicte. Sinon, bien je m’abstiens. Aucune obligation ne doit nous conduire aux bancs d’église. Sinon, c’est contre nature.

Pour moi, on est tous égaux au regard de Dieu.

Bien sûr, je crois en Dieu. Mais pas en un Dieu différent en chaque religion. Je suis théiste, et fière de l’être.

Pour moi Dieu n’est pas une religion quelconque, il est par qui tout a commencé. Celui par qui, on existe en tant qu’humains.

Qu’importe si certaines religions croient que je suis l’apôtre de Satan en déclarant que je ne suis d’aucune religion et me dit croire en Dieu. Chacun sa foi, sauf, que ces différences, font en sorte que chacune d’elles se croit meilleure qu’une autre. Ce qui me rappelle La Tour de Babel. Là où Dieu sépara son peuple en langues distinctes disant qu’à ne pas s’entendre, celui-ci était mieux subdivisé.

Pourtant, c’est si simple à comprendre. Tant que nous nous acharnons à ne pas comprendre, tout ce qui se passera entre les peuples se poursuivra inlassablement. Des guerres. Des conflits d’opinions. Des distinctions.

Dès que le jour où tous les peuples s’uniront en un seul peuple je suis convaincue que ce jour là, Dieu nous récompensera d’avoir exaucé son grand rêve d’un grand peuple uni qui prend soin de ses ouailles sur toute la terre entière.

S’unissant dans la foi unique, la bonté, le partage et le pardon. Cessant de s’offenser mutuellement et de s’entre-tuer stupidement.

Non, je n’ai pas honte de me rendre à l’Oratoire St-Joseph. Ni à Ste-Anne de Beaupré même cela fait un bail que j’y ai mis les pieds. Un peu loin pour la vieille auto que nous possédons. Ainsi que d’autres lieux où pour moi la paix à un véritable sens.

Il y a tellement de peuples différents qui vont dans ces endroits, que cela me démontre combien les gens ont besoin de sérénité entre eux sans se craindre l’un envers l’autre. C’est si beau. Si merveilleux cette communion.

L’amour est profond quand on écoute son âme qui nous signale son grand besoin de recueillement. Il se démarque différemment quand on le laisse nous guider nos pas et non par la raison froide qui se régurgite en excuses mensongers que nous croyons pour ne pas se démarquer des autres qui aujourd’hui semblent écouter la logique.

Pourtant, nous ne sommes pas dans le cœur des gens pour prétendre bien savoir sincèrement ce qu’ils ressentent vraiment dans la profondeur de leur âme et leur cœur.

Quand je vais là-bas, je ne ressens ni colère, ni sévérité, ni accusation. Au contraire. Je ressens l’immense amour que Dieu nous accorde à chacun de nous. Ainsi que son grand pardon devant nos erreurs d’humains repentants.

Ce n’est pas forcément en s’agenouillant que Dieu nous écoute. C’est surtout ce que nous mettons dans notre cœur qui en a davantage que celui qui s’affiche sans honnêteté. S’il y a les deux, c’est surement mieux. Mais sans écueil à la miséricorde du Seigneur. D’autant plus, que j’ai l’assurance que Dieu ne nous met pas à l’épreuve. La vie s’en charge déjà bien d’elle-même par notre imperfection d’humain qui naît et qui malheureusement meurt un jour ou l’autre de cette échéance que nous avons entre les deux.

Par contre, le comment nous vivons les épreuves qui jalonnent notre route, dépend de nous. Nous n’avons pas à maudire Dieu. Car lui seul, nous aidera à supporter ce qui se passe si nous lui en demandons l’autorisation et par son fils Jésus.

Sinon, on se retrouvera avec soi-même pour passer au travers les durs instants de cette épreuve qui exigera énormément de notre cœur et de notre raison, elle faucheuse de foi et de reconnaissance.

Pour tout dire, malgré le fait que je ne sois pas catholique, la petite église de mon quartier je l’aime bien. Simplement, parce que le curé de cette paroisse est un homme extraordinaire. François Baril est un curé de son temps. Un homme sincère, doux, à l’écoute et qui sait comprendre l’humanité dans sa faiblesse et ses forces.

Je sais qu’ici, le jour de sa disparition, cela sera un dur moment à vivre dans cette belle paroisse de St-François d’Assise et que nombreux seront les gens qui assisteront à son départ de son envolée céleste. Étant au même niveau, que St-frère André.

Un saint homme.

Alors oui la religion est un besoin personnel que chacun de nous a le droit de vivre s’il en sent l’envie dans son âme et son coeur.

Avec elle, il y a des bienfaits qui se partagent qui n’existent pas dans l’isolement de l’être enfermé dans sa chair, son cœur et son âme de peur d’être taxé de fanatiquement religieux. Au risque d’y perdre le plus beau de lui-même en le reniant iniquement.

La vieille grosse laide dans sa crise foisienne.



Il n’y a rien de mal à aimer Dieu.

Il y a le mal où on dit que nos agissements meurtriers sont faits au nom de Dieu.

À mon tour, d’abattre le tabou… Je formalise ma foi en Dieu dans un théisme remplie d’amour, de respect, de pardon et surtout de sincérité. Même si on m’offense, je pardonnerai. Car sans le pardon, on avancera jamais dans ce monde où accuser les autres est plus facile que de se faire face et d’admettre ses propres torts.

Sans dire que sans un Dieu dans son cœur nous ne sommes rien. Ce que je veux simplement dire, c’est que si on renie Dieu juste pour ne pas être jugé de fanatique, c’est que nous passons à coté d’un bienfait particulier.

Si par contre, on n’a pas la foi en Dieu et que l’on est bien avec cela tout en ayant au cœur et à l’âme le bien d’autrui, bien je crois qu’à quelque part c’est une manière propre d’être proche de sa foi dans une dimension différente que de l’interpelé par une foi Céleste.

L’important, c’est d’être à l’écoute des gens. Pardonner. Partager. Aimer son prochain et le reste nous récompensera de bien agir.


Krikri Ma Puce
(C.Labrèche)