mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie

Je suis Charlie à lire ici... Je me suis trompée de blogue. Mais ne voulant pas l'effacer là-bas, je me fais un lien à Mémoires Populatives parce que sa place aurait dû en toute logique être ici. 

Désolée..

:)

Krikri Ma Puce

Faire avec malgré tout

Il est tôt, pas encore 6 heures du matin et pourtant cela fait un moment que je suis debout. Sans me plaindre la réalité physique de mon corps, disons que je me lève dès que ce dernier n'en puisse plus de geindre.

Il fait noir, parce qu'en hiver, le jour se lève tard. Ce qui devrait être le cas pour nous tous quand on  y pense. Pourtant, je m'active malgré les yeux collés, le corps au ralenti. Simplement parce que je n'aime pas être bousculée le matin pour m'activer. Et c'est ce qui arrive si je me lève en meme temps que tout le monde. Je me dois d'être à la course, faire ceci, faire cela alors que mon corps est 
totalement pas apte à suivre cette cadence.

Non, ce n'est pas la paresse, c'est ma fibromyalgie qui me dicte ma conduite. Donc, si je désire qu'elle me soit douce, je prends les bons moyens pour moi. C'est à dire, être debout avant et m'activer à mon rythme. Ainsi, quand les autres se lèvent, je semble en bon état.

C'est ironique et souvent cela m'agace. Sembler être en forme. Si seulement on savait! Ou si on voulait avec sincérité savoir ce qu'il en est réellement. Mais cela j'ai cessé de vouloir le faire comprendre dans le tréfonds de l'être qui cherche absolument la perfection et que rien ne dénote pour ne pas laisser une impression négative quelconque.

Bon, je me dois de quitter pour ce premier tour. Les lunchs à faire avant que la première fille se lève. Pour ensuite avoir à marchander tout en tentant de garder mon calme pour que l'ado qui prend le métro pour aller à l'école se lève à son tour. Surtout qu'hier elle m'a dit qu'elle trouverait cela dur se lever après ces 2 semaines de vacances.

Mon arme sera la patience....Ce qui n'est pas ma tasse de thé, mais bon, je verrai.

Je reviendrai dès que je le pourrai...faire suite où vous n'y verrai pas trop le décalage si ce ne sera que par les mots qui vous le diront.

Me revoilà pour un petit moment. Pour dire que ma grande est déjà debout. Non que ça va règler le problème mais c'est déjà ça de gagné. Tout en me disant que ça pourrait se poursuivre sur cette bonne lancée. Il faut juste pas de pépin en cours de route.

Par contre, quelque chose est arrivée en France et là je me dis, que la tolérance est réellement zéro. Parce qu'en tu en viens à vouloir descendre des gens dans un journal, c'est que là tu dépasse une certaine limite en t'en qu'individu. Un journal bordel. Ce ne sont que des mots. Certes, qui peuvent provoqués bien des maux (et ce sans volonté de jouer au satyre) mais de là à descendre des gens... C'est terrible. 10 Morts jusqu'à maintenant. De quoi faire frissonner et ce, sans que le froid glacial que nous subissons en soit la cause.

Tout cela pour dire que les réactions humaines sont imprévisibles.

Je retourne à mes occupations pour ne pas qu'un cataclisme nous tombe dessus dans notre logement, parce qu'en plus une petite neige tombe et qu'il fait encore noir...

Et voilà, la lueur du jour faisant présence et que la grande, (L'Ado) est partie, il reste que la plus jeune qui bientot va quitter à son tour. Elle aussi prend le bus pour se rendre à l'école. (immersion anglaise) Donc, à moins d'une raison X que je ne voit pas pour l'instant, je pourrai bientot, commencer ma journée sans enfant dans le décor. Me mettre à la tâche ménagère et revenir sur mon autre blogue plus tard pour un article quelconque.

En vous disant BONNE JOURNÉE et à TANTOT

Krikri Ma Puce.

lundi 5 janvier 2015

Un Pet de Bonheur

Il sent à peine vous savez. Semblable à une légère brise d'été un tantinet parfumé donnant juste l'impression que peut-être un changement s'opère. Oui peut-être. Ne pas trop la brusquer pour ne point la faire fuir. Rester calme, sage et fermer les yeux pour mieux savourer ce moment. Humer l'air et apprécier pleinement cet instant passager qui me chatouille la vie.

J'ose sourire. Ho! Légèrement. Aucune victoire en vue. Cela est trop tôt vous voyez. N'osant pas sauter de joie. Après tout, je sais que tout peut encore s'écrouler. J'ai tellement l'habitude depuis toutes ces années.

Sentant tout de même un semblant de lueur qui pointe à l'horizon. Telle la lumière au bout du tunnel. Est-ce réellement le cas? Peut-être bien. Oui cela doit être ça. Je ressens des papillons qui gargouillent dans mon ventre comme jamais je n'en ai eu. Que des envies de crier qui m'animent les cordes vocales que je retiens de s'exprimer. Des jambes qui veulent sauter qu'encore je retiens d'agir. Simplement parce qu'il est encore trop tôt.

Je sais que je ne dois pas croire que tout est gagné.

Toutefois, je sens ce léger changement d'air. Cette vibration qui me fait sortir la tête de l'eau et me fait voir qu'enfin le rivage est accessible. Que mes bras peuvent battre l'eau et parvenir à totalement m'extirper de la noyade que je croyais éminente.

Je ne suffoque plus autant. Non que toutes ces craintes se sont définitivement envolées, mais ce pet de bonheur, cet aura qui diffère d'avant, je le sens que je suis parvenue à me sortir des entrailles de la résilience morbide qui retire tout espoir et laisse mourir l'être dans sa coquille endurci par la vie dure et cruelle.

Je me permet à espérer à nouveau.

Oui c'est cela ce pet de bonheur qui pue l'espérance. La foi qu'encore quelque chose de beau peut survenir et changer la donne de la précarité de la vie. Qu'il faut juste encore pousser quelque peu pour que la coquille éclate, pour que le sable caresse la plante de nos pieds et que, malgré affalée sur le rivage, que le pire est derrière. Que la mort éminente de soi n'est plus. Mais que la force de l'espoir à reprit le dessus par la seule énergie positive de notre légère volonté, qui doucement est devenue un vent dans la bonne direction.

Et cela, sans que personne ne m'ait tendue la main. Pas cette fois. Et que c'est très bien ainsi. Parce que je me suis prouvée que je pouvais y arriver. SEULE . Certes, j'ai à reprendre des forces pour les nids de poules qui m'attendent sur le chemin cahoteux devant moi, mais encore là, je sais que seule j'y arriverai. Parce que j'ai déjà commencé sans l'aide de personne. Je veux dire, que je n'attends plus après qui ce soit pour réagir.

Ce pet de bonheur, je l'ai moi-même créé par la force de ma volonté à vouloir agir sans rien dire à qui ce soit de ma déchéance. Agissant aux regards d'autrui comme si tout allait pour le mieux. Manquant de la plus belle chose au monde, la tendresse. MAIS sans cela, j'ai trouvé une issue. Une aura de satisfaction qui m'offre le droit de croire que le bonheur existe sans cette belle chose. Parce qu'attendre que quelqu'un vous serre dans ses bras avec abandon, je sais que jamais plus cela m'arrivera. Même sur mon lit de mort futur.

Donc, cette joie, ce bonheur il me fallait le trouver autrement et ceci est fait. Et ce n'est que moi qui peut me le procurer. Personne d'autre. Car seule moi à ce pouvoir sur moi de me l'offrir.

Attendre que le Pet de Bonheur arrive par les autres, c'est comme espérer que les autres nous sortent de la merde dans laquelle nous sommes jusqu'au cou. Je suis plus forte que cette lâcheté qui m'aveuglait jusqu'à dernièrement.

J'ai encore passé au travers les fêtes... Je peux parfaitement me sortir de cette mauvaise sensation qui me faisait m'écrouler émotivement. Là, j'ai une raison d'exister. Et non, ce ne sont pas mes enfants. ENFIN. Une autre raison qui me donne envie de me battre POUR MOI.

Après tout, nous sommes le seul ouvrier de notre destiné.

Assez d'espérer que je suis quelqu'un d'important pour les autres. Commencer à l'être pour soi-même est la meilleure porte de sortie pour se faire du bien. Et ça, c'est déjà commencé.

Ça commence bien l'année ça hein?

BONNE ANNÉE chers lecteurs, chères lectrices de Mémoires Populatives. Oui ça faisait un sacré bail.

Krikri Ma Puce.


samedi 20 décembre 2014

Le temps des Fêtes!

Maudit temps des fêtes!

Désolée d'en choquer plus d'un. Cependant, je l'avoue, j'ai perdu la magie d'antan. Celle qui milieu novembre me rendait fébrile et que je commençais mes décorations, tant j'avais de choses à faire.


Monter l'arbre en était que les prémices. Un arbre blanc décoré de rouges et de rose, en grande majorité et que les lumières, toute rouge, au filage blanc, rendait l'arbre Magique.


Ensuite, c'était les villages... Oui plusieurs villages...Celui du Père Noel, Un grand de Costco et un autre petit, le tout premier d'ailleurs, avec pour conclure l'énorme crèche... Dans notre maison il y en avait même deux. Le dessus de la penderie j'en installais un, que nous apercevions à chaque fois que nous descendions le grand escalier.


Le plafond étant de 12 pieds, un plafond cathédrale appelle-t-on offrait toute une dimension. Le sapin jugé sur une table et attaché à celle-ci, procurait autant sécurité que hauteur... C'est sous l'arbre qu'était placé le tout premier village, ensuite tout autour de la table.... Au centre de la grande fenêtre du salon.


On le voyait de loin notre arbre.


En tournant le coin de cette petite rue, on apercevait les lueurs rouges.


J'avoue qu'il me manque ce sapin.


Nous l'avons jeté en quittant notre maison. Il était jauni.


Non, nous en avons pas racheté ensuite. Car la première année ici, dans cet appartement, je n'étais pas très chaude à faire un sapin et à aller en acheter un et ensuite, bien notre chatte Pistache à fait son entrée dans notre demeure.


Je ne prendrai jamais le risque de monter un arbre avec un chat.


C'est comme ça que la magie est partie. Notre sapin c'était dans notre maison. La manière d'agencer le tout était au mieux. La place était là. Ici, avoir un sapin, je ne pourrais le grimper sur une table, le plafond est normal... Donc pas de villages sous le sapin et autour d'une table.


Ha oui, l'année dernière j'avais osé monter la crèche, mais, la chatte sans rien brisé, avait été faire son petit tour et pourtant, je l'avais placé au dessus de l'étagère où se trouve l'ordi à colonne.


Là, j'ai juste hâte que tout soit terminé. Parce que j'ai juste envie de pleurer. Le temps de fêtes ne me rend plus heureuse maintenant. Parce que même si je fais de mon mieux, je me sens comme un trou du cul. Comme une nullité qui ne mérite rien.


Je fais de mon mieux pour penser aux autres, pour ne pas déranger, mais c'est ce n'est jamais assez ou ce n'est jamais ce qu'il faut.


Non, Noel pour moi ce n'est plus rien de magique. Juste des raisons d'encore plus dépenser, de s'épuiser davantage sans avoir le droit de se plaindre. Sinon, on passe pour une personne amère et acrimonieuse. Alors que tout ce que j'aimerais, qui ne coute absolument rien,


De gros calins. De me faire dire sincèrement qu'on m'aime et que je compte très fort pour quelqu'un. J'ai tellement l'impression de n'être que là pour le besoin des autres sans gratitude en retour.


Voilà et désolée pour ce petit écart de conduite.


JOYEUSES FÊTES











Je vous aimes...

vendredi 28 novembre 2014

Sentiment d'exclusion et d'appartenance.

Il y a de ces moments dan la vie où on ressent un vide, très profond et on se demande sans cesse pourquoi. 

On connait la réponse mais on la repousse constamment parce qu'on ne veut pas revenir en arrière. Car tout le monde sait, que l'on ne peut jamais revenir en arrière. Et Pourtant... ce sentiment perdure. Demeure là au fond de nous parce que quelque chose nous manque intensément.

Tout en sachant, que jamais rien ne sera... Simplement, parce que ce qui est terminé est bel et bien terminé.

Voici une petite histoire, véridique, mais sans émotions dramatiques. Juste une réalité passé à une émotion persistante. Ce manque.

Bonne lecture

***

Je suis Christiane, femme dans la cinquantaine.

À l'époque de cette histoire, j'étais autour de la trentaine, monoparentale avec 3 enfants. Les témoins de Jéhovah sont rentrés dans ma vie au moment où j'avais grandement besoin d'être entourée et écoutée.

Ils ont pris une place considérable dans ma vie. Enfin des gens qui pensaient comme moi, qui pouvaient aussi m'aider à mieux vivre mon ma intérieur qui me rongeait tel un rat qui gruge sans fin un morceau de fromage.

Je suis devenue une des leurs. J'étais comblée. On a pas idée vue de l'extérieur combien les témoins de Jéhovah sont soudés. Je n'ai jamais vu quiconque se fâcher d'une colère noire. Tout était expliqué à partir de la bible. Au point que je la connaissais par coeur.

Lorsque j'ai déménagé d'un logement insalubre à un HLM étant donné qu'à l'époque je vivais d'aide sociale, ces gens m'ont déménagé en un jour. Le soir même j'étais placé, comme si j'avais toujours été là.

Une famille c'était chargée du repas pour tout le monde. Il y en avait des gens. Et ces personnes ont le coeur sur la main. Mais pour eux.

Car dès que tu décides de les quitter, ont t'ignore. On fait comme si jamais tu n'avais existé. Et ça, croyez moi, ça fait tellement mal. Du jour au lendemain te retrouver seule, parce que tu n'en pouvais plus de tout ce que cela exigeait pour être Témoin de Jéhovah.

Encore aujourd'hui j'ai un pincement au coeur lorsque je pense à eux. C'est comme une cicatrice qui s'impose. Qui ne lâche pas prise. Simplement, parce qu'il manque quelque chose de bon dans ma vie. Cette sensation d'être à notre place dans un monde qui rejette trop facilement les gens.

Jamais je n'ai ressentis cette sensation que j'étais là où je devais être. Je me sens toujours en marge. La seule autre chose qui me donne une sensation de paix, c'est lorsque j'écris. LÀ c'est complètement génial. Seulement, mon manque de confiance et ma scolarité défaillante, font en sorte, que j'abandonne.

Comme je les ai abandonné. Pour sauver ma peau. Parce qu'à trop vouloir suivre les préceptes bibliques, ça rend fou. En tout les cas, en ce qui me concerne, je devenais folle. Toujours à tout surveiller. À ne penser qu'à l'impression que je donnais aux gens.

Autant les rencontrer a été une étape merveilleuse dans ma vie, autant les quitté a été un acte de survie pour moi.

Je ne suis pas satanique parce que je ne suis plus dans leur monde. Je suis un être humain avec des valeurs qui me tiennent à coeur. Et si ce Dieu n'approuvent pas, bien, c'était la seule issue, de sortir de ce lieu qui parfois me manque encore. Tout en sachant, que rien ne pourrait être comme avant.

Je ne suis plus la même qu'à ces débuts des années 90.

À défaut de gagner, merci de m'avoir lu


(pour ici) Krikri Ma Puce

jeudi 27 novembre 2014

J'ai eu la frousse

Ce que j'ai je n'en sais rien, Ou plutot ce que j'ai eu. Parce que là je suis ici à écrire alors que le pire semble passé. Mais je ne donnais pas chère de ma peau croyez-moi.

J'étais si fatiguée et je tremblais de partout. Comme si j'étais nue dehors à -20 degrés. Tout mon corps était en état de choc. Oui voilà, mais de quoi ?

En ce moment je prends des antibiotiques 2 fois par jour parce que j'ai une bosse purulente qui me faisait atrocement mal. Là est est plus calme et je la soigne avec un médicament. Tout en prenant des genres d'advil 2 fois par jour. Ne voulant pas trop m'intoxiquer avec des médocs.

Ce soir (ce 27 Nov) je me suis couchée après 30 vies une émission que j'affectionne. Ciel que j'avais hâte qu'elle se termine pour aller enfin me coucher avec un sac magique, (un sa remplie d'écailles de sarrasins qui en le mettant au four micro onde devient chaud.

Je dois admettre qu'à ce moment là j'avais mal au cou, je respirais mal, mais ça marché. Bien emmitouflée dans mes couverture, ce sac à ma nuque couchée sur le coté, bien après 2 heures je ne tremblais plus. J'avais encore froid, mais le pire était passé.

Je me suis levée pour le remettre au micro onde, et cette fois je l'ai glissé vers le bas du dos, tenant à ma hanche. 

Là, au moment où j'écris toute cela, j'ai chaud. Surement une petite fièvre. Par contre je vais aller me recoucher bientot. La fatigue revient et là je ne voudrais pas me remettre à trembler comme arbre sous des vents violents.

Ça m'a fait vraiment peur. Toutefois, je ne voulais pas aller à l'hopital. attendre 12 heures pour tu ne sais trop quoi, bien aussi bien d'attendre de crever, comme ça tu a plus de chance de passer rapidement.

Je sais, c'est sinistre, mais j'ai une excuse. Depuis dimanche soir ma fille de 12 ans était malade. C'est sa première journée à bien aller. Alors que maintenant cela semble moi et ma plus vieille.

Bref, j'ai eu la frousse. Une terrible. Se cela ne ce serait pas passé, oui j'aurais été à l'hopital.

Mon corps pouvait-il être en état de choc par trop de fatigue accumulé en soignant ma belle cocotte ?

Quoiqu'il en soit, je vous dis à la prochaine. Et si cela vous dit, passé sur mon bloque de COUPONAGE, ça me fera plaisir de vous lire.

Krikri Ma Puce.

jeudi 20 novembre 2014

OTAGE EN GUERRE

Cela fait un moment que j'ai écrit sur ce blogue. Je suis trop épuisée pour être assidue. Mais voilà, qu'un regain de tentative me pique le cœur d'une volonté qui je sais maintenant, mourra bien assez vite.

L'énergie, la patience et la foi ne sont plus des raisons pour insister et oser sans fin. Ce qui fait de moi un être qui n'a plus de colonne.

Je suis défaitiste je sais. Pire qu'avant. Simplement parce que la lucidité cruelle est mienne. Terminé cette lueur qui par instant venait me dire que peut-être j'aurai ma chance. Elle n'existe plus.

Voilà maintenant ce petit poème inspiré d'une énergie temporaire.

OTAGE EN GUERRE

Quand je meure en dedans
Ça ressemble au vide mordant
Qui me hante la sphère
Où je vois que la joie est éphémère

Je laisse ainsi souffrir
Ma vie qui veut mourir
Alors qu'encore
Je cherche la raison de cette mort

Pourquoi ce vide
Cette sensation perfide
Qui me pollue le sourire
Qui m'ordonne d'en finir?

J'aimerais pourtant réussir
Au-delà du martyr
Et que mon regard parsemé de rires
Parvienne à me guérir

Mais je sais, que cela reviendra
C'est mon cancer à moi
Ça me ronge de l'intérieur
M'éloignant de ce bonheur

Je sais aussi
Car il en est ainsi
Que tout espoir est vain
Tel en est le refrain

D'un sourire en coin
D'une larme dans la main
Quoique je fasse ou dise
Avec une fausse foi en devise

Je mourrai sans victoire
Incinérée sans gloire
Simplement parce que la bataille
contre elle, je n'étais pas de taille

Aussi bien que tout s'achève
Marre de cette cruelle trêve
Qui n'est qu'en vérité
Qu'une fausse identité.

Pardon de ce délire
Pardon de vous faire frémir
Ne serait-ce qu'une seconde
De ce qu'en moi gronde

La fin de croire
Est devenu mon ciboire
Le désespoir
N'est que le miroir

D'une otage en guerre
Contre sa destinée meurtrière
La retenant prisonnière
Tel un pilori pervers

De son désir profond
D'être quelqu'un de renom
De son plaisir
Absolu d'écrire

Je suis si fatiguée
De cette lâcheté
Qui détruit ma volonté
De vouloir enfin gagner

Je suis... Désolée
De cette force épuisée
De ce corps entêté
À me faire abandonner

Pardon de baisser les bras
Je ne suis plus apte au combat
Terminé la foi absolue
Je suis...Perdue



Merci de l'avoir lu si tel est le cas. Je n'ose même plus espérer qu'un commentaire suivra. Je sais que cela ne vaut plus la peine d'espérer. J'ai cessé toute tentative en ce sens. Ça me détruisait trop. Je sais que je suis nulle. Je sais que je vaux rien. Je l'ai enfin compris.